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Techniques Chirurgicales

 



Laparoscopie
Il s’agit d’une technique qui consiste à introduire une caméra à l’intérieur de la cavité abdominale pour le diagnostic et le traitement des maladies. Les incisions sont de petite taille, habituellement entre 5 et 15 mm. Les avantages sont nombreux : moins de douleurs, moins d’infections, moins de saignements, moins de dépression immunitaire, des cicatrices réduites et plus esthétiques. Le temps d’hospitalisation est réduit et la reprise des activités sportives ou professionnelles plus rapide. Techniquement, l’effet d’agrandissement de l’optique de caméra permet de pratiquer une chirurgie plus anatomique, donc plus précise et plus complète selon les pathologies. Dans de rares cas la poursuite de l’intervention peut se faire, si nécessaire, selon les techniques conventionnelles de laparotomie (incision de césarienne par exemple).

Chirurgie au laser
Le laser peut être utilisé pour la laparoscopie (chirurgie à l’intérieur de la cavité abdominale) ou la colposcopie (chirurgie par voie vaginale limitée au col, au vagin et à la vulve). L’emploi du laser lors d’interventions par laparoscopie est particulièrement bien adapté à la chirurgie de l’endométriose : avec un faisceau large (défocalisé), il permet de détruire les foyers d’endométrioses superficielles par vaporisation, et avec un faisceau concentré (focalisé), il permet de couper avec une grande précision. Ses avantages sont : la précision, le pouvoir de coupe, la coagulation (cautérisation), la vaporisation (destruction) des foyers d’endométriose, qui peut se faire couche par couche jusqu’en tissu sain sous le contrôle visuel. De plus, les dégâts occasionnés aux tissus voisins sont réduits par rapport à la technique conventionnelle de coagulation, et font du laser un outil particulièrement bien adapté à la chirurgie de l’endométriose. Le laser permet également le traitement des lésions bénignes et pré-cancéreuses du col. Les désavantages sont l’expertise que doit avoir accumulé le chirurgien, ainsi que le coût et l'entretien de l'équipement.

Hystéroscopie
L’Hystéroscopie diagnostique est une technique micro-invasive qui permet d’effectuer une exploration de l’intérieur de l’utérus en passant par les voies naturelles, sans anesthésie afin de détecter une pathologie (polype, fibromes ou autres) pouvant expliquer des saignements. L’Hystéroscopie opératoire sous narcose, permet de traiter chirurgicalement ces pathologies. Les avantages sont la possibilité d’effectuer des investigations et des opérations peu invasives, sans ou avec un minimum d’anesthésie, en un temps d’hospitalisation très réduit.

Chirurgie robotique
La laparoscopie peut être effectuée avec l’assistance d’un robot qui limite les cicatrices à quelques petites incisions, afin que vous puissiez reprendre votre vie habituelle au plus vite. Ce type de chirurgie (chirurgie robotique) permet à votre chirurgien d’opérer avec une vision et un contrôle sans précédent. Le système de vision haute définition 3D permet à votre chirurgien d’avoir une vision complète de l'anatomie et de retirer les implants d’endométriose même les plus profonds.

Nouvelles technologies
Selon les situations (pathologies, taille de l’utérus), il est possible d’opter pour des techniques nouvelles. La première est celle qui consiste à utiliser une optique (caméra) et des instruments d’une taille de 3 mm de largeur : les incisions sont donc extrêmement réduites avec tous les avantages qui en découlent. Une autre option est celle de l’incision unique (laparo endoscopic single incision LESS) : une incision unique dans les plis du nombril permet d’introduire grâce à un dispositif spécial, tous les instruments (courbes, y compris l’optique) pour procéder à l’opération. L’avantage est une incision unique.

QUESTIONS FREQUENTES (FAQs)

• Qu’est que l’endométriose ?
L’endométriose apparaît lorsque certains tissus, semblables à ceux qui tapissent l’utérus, commencent à croître à l’extérieur de l’utérus, généralement dans l’abdomen. Ces tissus prennent le forme d’excroissances ou de lésions, qui réagissent au cycle menstruel de la même manière que ceux qui se trouvent dans l’utérus : chaque mois, ils s’épaississent, se dégradent et sont évacués. Le sang menstruel se trouvant dans l’utérus s’écoule par le vagin, alors que le sang et les tissus qui composent les endométriomes ne peuvent être évacués d’aucune façon. Cela se traduit par de l’inflammation et la formation de lésions (adhérences), ce qui peut entraîner l’apparition des douloureux symptômes de l’endométriose et des difficultés de tomber enceinte allant jusqu’à une infertilité complète.

• Quelles sont les causes de l’endométriose ?
Personne n’a vraiment la réponse à cette question, mais il existe bien des théories à ce sujet. La Théorie de la menstruation rétrograde, suggère que, pendant le cycle menstruel, certains des tissus menstruels remontent dans les trompes de Fallope, s’implantent dans l’abdomen, puis commencent à prendre de l’expansion. Cependant, bon nombre de femmes qui ne sont pas touchées par l’endométriose sont elles aussi affectées par la menstruation rétrograde. Certains experts croient que chez les femmes présentant une endométriose, c’est un problème du système immunitaire ou un problème hormonal qui permet à ces tissus de se développer au point de déclencher l’apparition de l’endométriose. Une autre des théories avancées postule que les tissus d’endométriose se propagent à partir de l’utérus à d’autres parties du corps par le système lymphatique ou par le système sanguin. Une théorie « génétique », quant à elle, suggère que l’endométriose est inscrite dans les gènes, ce qui expliquerait que plusieurs membres d’une même famille présentent souvent une endométriose.

• Qui présente un risque d’endométriose ?
Toute femme en âge de procréer peut être affectée par l’endométriose; en effet, on estime que cinq à dix pour cent des femmes appartenant à ce groupe en sont affectées. Des études montrent que la probabilité d’endométriose est de 3 à 10 fois supérieure chez une femme dont la mère ou les sœurs sont elles aussi frappées par cette maladie. Les femmes dont l’appareil génital est obstrué présentent elles aussi un risque accru d’endométriose. Par ailleurs, une difficulté à concevoir ou un délai prolongé depuis la dernière grossesse est associé à un risque accru d’endométriose. L’incidence la plus élevée d’endométriose se retrouve chez les femmes qui se soumettent à une évaluation laparoscopique en raison d’infertilité ou de douleurs pelviennes; on diagnostique la présence d’endométriose chez 20 % à 50 % de ces femmes. L’infertilité est donc souvent associée à l’endométriose.

• À quel moment s’amorce le développement de l’endométriose ?
Les symptômes de l’endométriose n’apparaissent pas toujours dès les premières règles; la maladie peut évoluer lentement, et les symptômes peuvent n’apparaître que beaucoup plus tard. Cela étant dit, il devient de plus en plus évident que les symptômes de l’endométriose commencent à se manifester pendant l’adolescence. Il est donc important que les professionnels de la santé qui évaluent l’état de jeunes femmes présentant des douleurs pelviennes et des crampes menstruelles envisagent un diagnostic d’endométriose. En effet, jusqu’à 40 % des femmes atteintes d’endométriose présentaient des symptômes avant l’âge de 15 ans.

• À quelles autres causes peut-on attribuer la douleur ?
Bon nombre des symptômes de l’endométriose sont aussi associés à tout un éventail d’autres troubles. Au moment d’évaluer vos symptômes et d’effectuer des tests, votre médecin vérifiera aussi s’il y a des signes d’autres problèmes. Par exemple, une défécation douloureuse ou la présence de douleurs gastro-intestinales pourrait être attribuable à un côlon irritable, à une maladie intestinale inflammatoire ou à une constipation chronique. Une douleur d’origine ovarienne peut être attribuable à l’ovulation (syndrome intermenstruel) ou à des kystes ovariens. Un grand nombre de causes peuvent être à l’origine des douloureux symptômes qui vous affectent; il est donc possible que votre médecin vous parle de différents problèmes pouvant être responsables de la douleur que vous ressentez, de manière à ce que vous puissiez, ensemble, arriver au bon diagnostic.

• J’ai des douleurs importantes pendant les règles dois-je forcément envisager une endométriose ?
Il est vrai que les douleurs de règles peuvent être dues à un problème hormonal ou à des fibromes, mais ces derniers sont peu fréquents chez les jeunes filles. Cependant, de l’avis des spécialistes, si une femme est uniquement soulagée par un traitement à base de progestatifs pris en continu, il y a alors beaucoup de chances qu’elle soit atteinte d’endométriose. 50 à 90% des femmes qui ont des douleurs importantes pendant les règles ont des risques d’avoir de l’endométriose. Donc, qui dit douleurs de règles importantes ou douleurs cycliques, dit risque d’endométriose.

• Seuls les organes génitaux sont-ils atteints par la maladie ?
L’endométriose ne concerne pas seulement les organes génitaux, elle peut toucher la vessie, les reins, le système digestif, le nombril, le diaphragme, les poumons et la plèvre. Ainsi, beaucoup de femmes atteintes d’endométriose pulmonaire, n’ont pas d’atteinte génitale associée, mais leur endométriose pourra se traduire alors par un pneumothorax* cyclique associé au cycle menstruel. Le phénomène reste encore difficile à expliquer mais certains chercheurs avancent l’hypothèse du reflux tubaire, règles rétrogrades remontant par les trompes dans le péritoine, et de métaplasie, la transformation de cellules en cellules endométriales, permettant à ces dernières de se multiplier sur d’autres organes.

• Vais-je être soulagée par la prise constante de la pillule ?
Chez beaucoup de femmes, la prise de pilule progestative en continu permet de les soulager. Mais dans les atteintes sous-péritonéales profondes, par exemple un nodule recto-vaginal qui provoque une douleur vive lors de la défécation, les douleurs peuvent persévérer même sous pilule. En fonction de la localisation de l’endométriose, les femmes ne vont donc pas toutes réagir de la même façon à un même traitement. Certaines en essaient plusieurs avant de trouver celui qui leur convient le mieux.

• Quel est l’impact de la maladie sur ma vie quotidienne ?
Périodiquement dans le mois, à cause de la douleur et la fatigue que l’endométriose occasionne, les femmes vont restreindre leurs activités. Aller au travail, sortir avec des amis, toutes ces activités courantes peuvent devenir un cauchemar pendant la période des règles.

• A partir de quand la douleur des règles ne doit pas être considérée comme normale ?
Dès que les règles entravent les activités quotidiennes pendant 1 ou 2 jours comme aller au travail ou à l’école, alors il faut consulter. L’endométriose n’est pas forcément en cause mais la douleur n’est pas normale. Si également, on a recours dans le temps à des doses de plus en plus fortes d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires, par exemple en commençant par un simple doliprane jusqu’à des médicaments à base de codéine ou morphine, c’est clair qu’il faut se poser la question. Les gynécologues prescrivent parfois des anti-douleurs sans chercher les causes.

• Que dois-je faire en cas d’infertilité ou si j’ai des difficultés pour tomber enceinte ?
Si vous êtes atteinte d’endométriose, il est possible que vous ayez plus de difficulté à devenir enceinte. Cela étant dit, bon nombre de femmes touchées par cette maladie arrivent à concevoir; il leur faut simplement plus de temps pour le faire. L’endométriose n’affecte que 5 % des femmes fertiles; chez les femmes infertiles, toutefois, sa prévalence varie entre 25 % et 50 %. Malheureusement, nous ne comprenons pas pleinement ce qui cause l’infertilité associée à l’endométriose. Chez les femmes dont l’endométriose est étendue, les tissus cicatriciels peuvent entraîner un blocage des trompes de Fallope ou une libération inefficace des ovules par les ovaires. Cependant, cela n’explique pas l’infertilité chez les femmes qui présentent une endométriose minime ou légère. Il est possible que l’inflammation, la réaction immunitaire et l'angiogenèse soient à l’origine du problème. Le traitement de l’infertilité attribuable à l’endométriose nécessite l’excision chirurgicale des tissus endométriotiques  par laparoscopie ou le recours à la technologie de procréation assistée. Malgré bon nombre de recherches, nous ne comprenons pas pleinement le lien qui existe entre l’endométriose et l’infertilité. Dans bon nombre de cas, la chirurgie et/ou la technologie de procréation assistée aide les femmes à concevoir, mais ce n’est pas toujours le cas.

• Faut-il utiliser la laparoscopie ?
Dans le cadre d’une laparoscopie, le chirurgien gynécologue peut retirer des excroissances ou des lésions d’endométriose, et ainsi restaurer votre anatomie normale pour donner aux ovules et aux spermatozoïdes une meilleure chance de contact. Si vous avez de la difficulté à devenir enceinte et que vous présentez des symptômes d’endométriose, il est donc possible que votre gynécologue recommande une laparoscopie en vue d’augmenter vos chances de conception. Il est aussi possible que votre gynécologue chirurgien recommande cette intervention même si vous ne semblez pas montrer de symptômes d’endométriose, après avoir constaté la présence de signes d’endométriose pendant votre examen physique ou à la suite d’une échographie (nodules sensibles trouvés pendant l’examen physique ou excroissances anormales visualisées dans le cadre des tests par imagerie). Si vous avez de la difficulté à concevoir, mais que vous ne présentez aucun signe ou symptôme d’endométriose, votre médecin pourra décider avec vous si la laparoscopie demeure toujours une juste solution pour vous.

• Combien de temps devrais-je attendre avant de consulter un médecin si je ressens des douleurs pelviennes ?
Si vous ressentez de la douleur au niveau de l’abdomen et/ou du bassin, et que cette douleur persiste pendant au moins trois mois, consultez un médecin. La douleur peut-être pire juste avant ou pendant vos règles, lorsque vous allez aux toilettes ou lorsque vous avez des relations sexuelles. Toutefois, il arrive que l’endométriose ne provoque aucun symptôme apparent. En effet, certaines femmes découvrent qu’elles sont atteintes d’endométriose parce qu’elles ont de la difficulté à devenir enceinte.

• Pourquoi le diagnostic est-il souvent si tardif ?
Il faut parfois de sept à douze ans après l’apparition des symptômes pour arriver à un diagnostic définitif d’endométriose. Cela est beaucoup trop long; c’est pourquoi les médecins sont constamment à l’affût de moyens d’accélérer le processus diagnostique. Malgré le nombre important de recherches qui lui ont été consacré, l’endométriose demeure une maladie complexe, difficile à diagnostiquer et à traiter. Bon nombre des symptômes de l’endométriose (crampes menstruelles intenses et douloureuses, douleurs pendant les rapports sexuels et la pénétration, malaises gastro-intestinaux comme la diarrhée, la constipation et la nausée) s’apparentent à ceux d’une vaste gamme d’autres troubles. Toutefois, les choses progressent. Par exemple, nous savons maintenant que les excroissances d’endométriose adoptent une gamme beaucoup plus vaste de formes que ce que l’on croyait. Maintenant qu’ils sont en mesure de visualiser ces différents types d’excroissances, les médecins arrivent à identifier l’endométriose plus fréquemment et plus rapidement qu’auparavant. Il est aussi utile de comprendre que le diagnostic de l’endométriose ne peut pas être établi directement. La seule façon de diagnostiquer l’endométriose de manière définitive est de la visualiser, ce qui ne peut être fait qu’au moment de la la paparoscopie. Les gynécologues chirurgiens utilisent plutôt un « diagnostic différentiel » pour écarter d’autres troubles pouvant être à l’origine des symptômes. C’est pour cette raison que l’établissement du diagnostic prend autant de temps.

• Comment puis-je être certaine que je suis atteinte d’endométriose sans recourir à la laparoscopie ?
Dans bien des cas, votre gynécologue recommandera un traitement approprié, fondé sur les renseignements recueillis dans le cadre de la prise d’antécédents, des examens physiques et des tests par imagerie. Une douleur pelvienne qui n’est pas diagnostiquée comme étant une douleur menstruelle normale est généralement considérée comme étant attribuable à l’endométriose, à moins qu’une autre cause ne soit découverte. Il n’existe aucun remède contre l’endométriose; les traitements visent uniquement à soulager les symptômes. Chez les femmes dont la qualité de vie est amoindrie en raison d’intenses douleurs pelviennes, le principal objectif consiste à prendre la douleur en charge, peu importe le diagnostic. La meilleure façon d’y parvenir est de réduire l’inflammation; ce type de traitement s’applique à toute douleur pelvienne, qu’une endométriose soit diagnostiquée ou pas.

• Je ne ressens ni douleur, ni symptômes; pourquoi a-t-on posé un diagnostic d’endométriose ?
Certaines femmes atteintes d’endométriose ne ressentent aucun symptôme, et ne sauront jamais qu’elles sont atteintes de cette maladie. Pour d’autres femmes, par contre, la douleur découlant de l’endométriose peut donner lieu à de la fatigue, à des sentiments de dépression et d’isolement, à des problèmes sexuels et relationnels, et à de la difficulté à respecter les engagements professionnels et sociaux. L’endométriose n’est prise en charge que si la douleur ou l’infertilité pose un problème. Autrement, elle ne nécessite aucun traitement médical ou chirurgical. Si l’endométriose ne vous cause pas de problèmes, il n’est pas nécessaire de la traiter.

• Qu’est-ce que le test de dépistage du CA 125 ?
Certaines femmes atteintes d’endométriose présentent un taux élevé de CA 125 dans leur sang. Il existe un test sanguin permettant d’établir le taux de CA 125 chez une femme; toutefois, les données scientifiques semblent indiquer que, en règle générale, il ne s’agit pas d’un test diagnostic efficace. Des femmes qui présentent une endométriose modérée à grave peuvent avoir un taux normal de CA 125, alors que d’autres qui présentent une endométriose légère peuvent parfois avoir un taux élevé de CA 125.

• Pourrai-je vivre avec une endométriose ?
L’endométriose est un trouble chronique sporadique. Vous devrez élaborer un plan à long terme, avec l’aide de votre gynécologue, en vue de prendre vos symptômes en charge et d’atteindre vos objectifs en matière de fertilité.

• Est-ce que l’intensité de la douleur que je ressens est liée à l’ampleur de l’endométriose qui m’affecte ?
Non. En règle générale, les symptômes que vous ressentez dépendent de l’emplacement de l’endométriose et de son étendue. Les symptômes varient d’une femme à l’autre. En fait, certaines femmes atteintes d’endométriose peuvent ne connaître aucun symptôme, et même ne jamais savoir qu’elles en sont atteintes. Pour d’autres femmes, par contre, la douleur découlant de l’endométriose peut donner lieu à de la fatigue, à des sentiments de dépression et d’isolement, à des problèmes sexuels et relationnels, et à de la difficulté à respecter les engagements professionnels et sociaux.

• Pourquoi votre site Web ne fait-il pas état des stades de la maladie ?
La sévérité de l’endométriose est plus clairement décrite en fonction de son apparence et de son emplacement, ainsi que des organes internes qui sont touchés par les excroissances. Il existe aussi un système de classification par « stades », qui est utilisé lorsque l’endométriose est visualisée par laparoscopie. Toutefois, ce type de classification est limité en ce qui concerne la prise en charge de l’endométriose, étant donné que les différents stades ne correspondent pas nécessairement aux symptômes de la patiente. La plupart des médecins utilisent plutôt des termes comme minime, légère, modérée ou grave pour décrire l’endométriose.

• Est-ce qu’une appendicectomie peut enrayer l’endométriose ?
On pratique parfois une appendicectomie chez les femmes présentant des douleurs pelviennes chroniques, étant donné que l’appendice peut être touché par l’endométriose ou une inflammation chronique. L’ablation de l’appendice n’est efficace comme traitement que si l’appendice est clairement touché par l’endométriose. Si c’est le cas, votre gynécologue discutera de cette option avec vous.

• Je suis atteinte d’endométriose; est-ce que je présente un risque accru de cancer ?
Certaines études donnent à penser que les femmes chez lesquelles on a diagnostiqué une endométriose présentent un risque accru de cancer, plus particulièrement de cancer de l’ovaire. Malgré cela, moins d’un pour cent des patientes atteintes d’endométriose développent un cancer de l’ovaire. La raison justifiant ce lien entre l’endométriose et le cancer reste obscure. Dans le cadre du processus de diagnostic, votre gynécologue sera à l’affût de signes d’autres causes pouvant être à l’origine de vos symptômes. Il se pourrait également qu’il pratique d’autres tests, afin de déterminer les caractéristiques d’une endométriose dont vous pourriez être atteinte.

• J’ai entendu parler d’un traitement oral à l’aide d’un progestatif; serait-ce une bonne option pour moi ?
Les œstrogènes favorisent la croissance de l’endométriose. Comme les contraceptifs oraux contiennent à la fois des œstrogènes et un progestatif, on peut aussi utiliser les progestatifs pour la prise en charge de la douleur chronique chez les patientes présentant une endométriose. L’acétate de noréthindrone, progestatif oral, s’est montré efficace pour soulager les crampes menstruelles douloureuses et la douleur pelvienne chronique. Ce médicament a été approuvé pour utilisation continue en vue du traitement de l’endométriose par la Food and Drug Administration des États-Unis. Dienogest est un autre progestatif oral, présentement disponible en Europe qui devrait soulager la douleur pelvienne attribuable à l’endométriose.

• Les inhibiteurs de l’aromatase peuvent-ils être utiles ?
Les inhibiteurs de l’aromatase sont des agents qui ciblent l’aromatase, une enzyme contribuant à la synthèse des œstrogènes. Les excroissances d’endométriose, qui peuvent produire leurs propres œstrogènes, contiennent de l’aromatase; l’inhibiteur est donc utilisé pour empêcher les excroissances endométriotiques de produire des œstrogènes. L’utilisation des inhibiteurs de l’aromatase chez les femmes préménopausées n’est pas approuvée; par conséquent, le recours à ces inhibiteurs pour le traitement de l’endométriose en est encore au stade expérimental. Deux essais pilotes se sont penchés sur le soulagement de la douleur après six mois de traitements quotidiens aux inhibiteurs de l’aromatase. Dans les deux cas, on a constaté un soulagement significatif de la douleur pelvienne chez les femmes atteintes d’endométriose qui n’avaient pas réagi à d’autres traitements. Un progestatif ou un contraceptif hormonal combiné a été ajouté à l’inhibiteur de l’aromatase pour empêcher la formation de kystes ovariens (pouvant découler du traitement). Des recherches plus poussées sont requises pour déterminer si les inhibiteurs de l’aromatase sont sûrs et efficaces pour l’utilisation à long terme chez les femmes ressentant des douleurs attribuables à l’endométriose.

 

Glossaire

A
Add back therapy: Thérapie qui consiste à administrer des oestroprogestatifs à faible dose en complément d'un traitement par analogue de la LH-RH, pour diminuer les effetssecondaires désagréables induits par la ménopauseartificielle, sans réduire les effets bénéfiques de ces traitements.
Adénomyose: Forme particulière d'endométriose où les cellules endométriales ont migré à l'intérieur du muscle utérin lui-même. Elle peut être responsable de douleurs et de saignements anarchiques.
Adhérences: Accolement anormal d'origine inflammatoire ou cicatricielle (suite à une intervention chirurgicale ou des lésions d'endométriose) de deux surfaces ou segments d'organes normalement séparés.
Aménorrhée: Absence de règles. On distingue les aménorrhées primaires (absence de règles dès l'âge de la puberté), secondaires (absence de règles chez une femme ayant déjà été réglée) et transitoires (consécutives à un traitement hormonal par exemple).
Agonistes ou analogues de la LH-RH: Traitement conduisant à un état de ménopause artificielle en bloquant la sécrétion des gonadostimulines (LH et FSH) par l'hypophyse. Ce traitement entraîne un blocage de l'activité ovarienne (par exemple : Décapeptyl et Enantone).

C
Coelioscopie: Cette technique chirurgicale pratiquée sous anesthésie générale consiste à introduire dans la cavité abdominale un tube optique permettant la visualisationdes organes génitaux. Elle peut être à visée diagnostique ou thérapeutique en introduisant par de petites incisions les instruments chirurgicaux nécessaires à la ponction d'un kyste ou à la cautérisation des lésions d’endométriose, par exemple.
Coloscopie: Examen permettant d'explorer la cavité colique à l'aide d'un fibroscope, instrument souple constitué de fibres optiques introduit par l'anus.
Cul de sac de Douglas ou postérieur:Zone la plus déclive de la cavité péritonéale, située en avant du rectum et en arrière du vagin.

D
Dysménorrhées: Règles douloureuses.
Dyspareunie: Douleurs pendant les rapports sexuels.
Dysurie: Difficulté d'uriner.

E
Endomètre: Muqueuse tapissant l'intérieur de la cavité utérine.
Endométrite: Infection de la cavité utérine. Rare et bénigne, elle doit toutefois être traitée rapidement pour éviter que l'infection ne s'étende aux trompes. A noter : cette affection n'a rien à voir avec l'endométriose.
Endométriose: Maladie se caractérisant par la présence, hors de la cavité utérine, de lésions faites de tissu analogue au tissu endometrial : les cellules d’endométriose. Elle peut être cause de douleurs et/ou de stérilité.
Endométriome ovarien: Kyste endométriosique ovarien, c'est à dire tapissé de cellules d’endométriose. A la coelioscopie, il a un aspect couleur " chocolat " assez caractéristique de l'endométriose.

F
Fécondation in vitro: On a souvent recours à la fécondation in vitro (FIV) pour tenter d'obtenir une grossesse chez une femme atteinte d'endométriose. Cette technique a pour objectif d'obtenir une fécondation en laboratoire afin de replacer un ou plusieurs embryons dans l'utérus de la femme. Un parcours de FIV comprend les phases suivantes : blocage puis stimulation ovarienne avec surveillance hormonale et échographique ; ponction des follicules sous anesthésie ; mise en fécondation au laboratoire des ovocytes recueillis ; replacement des embryons dans l'utérus.
Fibrome: Tumeur bénigne, sans rapport avec l'endométriose. Elle est constituée d'éléments musculaires et fibreux, se développant aux dépens du muscle utérin.
FSH (Follicule stimulatine hormone): Hormone naturelle stimulant la croissance du follicule ovarien lors de chaque cycle menstruel.

G
Gonadostimuline ou Gonadotrophines: Hormones (FSH et LH) sécrétées par l'hypophyse contrôlant les secrétions ovariennes et déclenchant l'ovulation.

H
Hydrosalpinx: Poche d’eau dans la trompe. Elle constitue habituellement une séquelle de salpingite.
Hystérographie ou hystérosalpingographie: Technique qui consiste à introduire un liquide de contraste par le col de l'utérus pour ensuite radiographier l'intérieur de l'utérus et des trompes. Cet examen est utilisé pour un bilan de stérilité. Pratiquée dans de bonnes conditions cette technique est peu douloureuse. Retrouvez le descriptif complet de cet examen ici.
Hystéroscopie: Technique qui consiste à introduire par le col un petit instrument muni d'un système optique pour visualiser directement l'intérieur de l'utérus. Elle peut être à visée diagnostique avec ou sans anesthésie locale (biopsie) ou thérapeutique sous anesthésie générale (ablation d'un polype ou d'un fibrome).
Hystérectomie: Ablation partielle ou totale de l'utérus.

I
Insémination artificielle: Cette technique de procréation médicalement assistée consiste à introduire le sperme du conjoint ou d'un donneur (IAC = conjoint, IAD = donneur) directement dans la cavité utérine. Elle est souvent proposée dans les cas d'endométriose.
IRM: (Imagerie par Résonance Magnétique) Méthode d'imagerie qui utilise les champs magnétiques. Retrouvez le descriptif complet de cet examen ici.

L
Laparoscopie: Equivalent anglo-saxon du mot coelioscopie.
Laparotomie: Intervention sous anesthésie générale avec incision (ouverture) chirurgicale de la paroi abdominale et du péritoine.
Lavement barité: Radiographie du colon par injection d'un liquide de contraste la baryte. Retrouvez le descriptif complet de cet examen ici.
LH (Luteinizing Hormone): Hormone qui déclenche l'ovulation et maintient le corps jaune.

M
Ménorragies: Règles anormalement abondantes ou prolongées.
Métrorragies: Saignements d'origine utérine en dehors des règles.

O
Oestrogènes: Hormones féminines sécrétées par les follicules ovariens au début du cycle menstruel.
Ovariectomie: Ablation d'un ou des deux ovaires.

P
Plastie tubaire: La plastie tubaire est un geste effectué par le chirurgien, afin de reconstruire une trompe abîmée à cause d'une infection ou d'adhérences, par exemple. Elle se pratique sous anesthésie, le plus souvent au cours d'une coelioscopie. On estime qu'une plastie tubaire réussie augmente fortement les chances de grossesse au cours des six mois suivant l'intervention.
PMA: Procréation médicalement assistée. Ensemble des procédés permettant d'obtenir une grossesse à partir de la manipulation des gamètes.
Ponction écho guidée: Méthode qui consiste à aspirer par voie vaginale et sous contrôle échographique : des ovocytes arrivés à maturation en vue d'une FIV soit des kystes d’endométriose. Pour cette dernière indication, la ponction écho-guidée reste peu utilisée du fait du pourcentage important de récidives, du risque, même faible, d'infections et de l'absence, dans la majorité des cas, de la possibilité d'analyse histologique. Elle peut, toutefois, présentée un intérêt pour des femmes déjà multi-opérée ou qui sont en PMA pour éviter une intervention chirurgicale.
Progestérone: Hormone féminine sécrétée par le corps jaune ovarien après l'ovulation.
Pyosalpinx: Rétention purulente dans la trompe dans un contexte infectieux. Le pyosalpinx complique une salpingite.

R
Rectorragie: Saignements au niveau du rectum.

S
Salpingite: Infection d'une ou des deux trompes. Elle peut être responsable de stérilité.
Spotting: Terme anglo-saxon désignant des saignements légers survenant entre les règles ou parfois lors de l'implantation d'un embryon.

T
THS (Traitement Hormonal Substitutif): Traitement Hormonal Substitutif de la ménopause. Combinaison d'œstrogènes et de progestérone afin de réduire les effets indésirables et les complications de la ménopause.

 

© Dr Jean-Marie Wenger 2016
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